Grmpheries

Jeux vidéo, dessins et conneries d'une dragonne qui mange du fromage et des pommes à ses heures.

27 décembre 2009

Assassin's Creed 2

Bon, alors, voilà, il est sorti. Et il se trouve que je l'ai eu pour nouyël.
Pour ceux qui auraient loupé un train, AC2 est la suite d'AC (nooon ?), et donc un jeu où l'on incarne un fier Aassassin-qui-pète-la-classe™ dans sa quête pour résoudre des mystères fort mystérieux et surtout poutrer du Templier (les ennemis ancestraux des Assassins, ça va, ça suit toujours ?). Mais attendez, c'est plus complexe que ça. En fait, tout est vécu via la mémoire génétique de Desmond Miles, un barman qui aurait décidément mieux fait d'aller se coucher ce jour là, lointain descendant d'Altaïr-du-1 et d'Ezio-du-2 capturé par le vilain groupe pharmaceutique Abstergo qui dans le premier le forçait ainsi à revivre l'existence d'Altaïr via leur machine-spéciale-mémoire-génétique, l'Animus.
Bref.
Difficile d'introduire Assassin's Creed 2 sans spoiler le premier volet, donc je prierai ceux qui n'y ont pas encore joué et qui comptent s'y mettre de fermer immédiatement cette page laugh.gif .

A la fin d'AC1, notre brave Desmond s'était retrouvé doté de la vision d'Aigle de son ancêtre Altaïr, et avait par là découvert une foultitude de symboles écrits sur les murs du laboratoire. Et pouf, fin du jeu. Altaïr, quand à lui, avait finalement vaincu Al Mualim et récupéré le Fragment d'Eden dont les Templiers comptaient se servir pour asservir tout ce qu'ils pouvaient.
AC2 démarre donc quand Lucy Stillman -vous savez, la charmante assistante de l'exécrable docteur Warren Vidic qui vous faisait subir des expériences ?- débarque en trombe dans le laboratoire pour libérer Desmond et l'emmener on ne sait trop où, en tabassant au passage la tout le service sécurité d'Abstergo à elle toute seule. Oui, là, vous pouvez dire "Holy shit !", d'ailleurs c'est aussi ce que Desmond se dit. laugh.gif
Et pouf ! Une cavalcade plus tard, c'est reparti pour un tour dans la mémoire ancestrale de Desmond. Mais cette fois, les enjeux ont changé, les employeurs et l'ancêtre aussi d'ailleurs. Desmond se retrouve donc à travailler pour les descendants des Assassins (Lucy, ainsi que Rebecca, fière technicienne d'un Animus maison, et Shaun, gros râleur chargé d'une nouvelle fonction de celui-ci, la base de données), et à revivre l'existence d'Ezio Auditore, un jeune noble Florentin de la Renaissance bien décidé à venger sa famille des Templiers, dans le sang et les effets de cape classieux.

Beaucoup de nouveautés pour cet épisode, qui, à mon avis, est indéniablement meilleur que son prédécesseur. On peut très légitimement supposer que les créateurs ont écouté les critiques portés sur AC1 et ont tenté au mieux de réduire les aspects parfois pénibles de ce jeu, entre autres la répétitivité des missions, l'impossibilité de nager, etc. Ezio peut faire beaucoup plus de choses qu'Altaïr : les armes sont très nombreuses, avec l'ajout de tout un système d'inventaire et de magasins, et il peut en outre piquer celles de ses adversaires (ainsi que les bêches, les balais et les cannes à pêche des péons, s'il le veut... Oui, il peut se battre avec laugh.gif ), ce qui est bien pratique quand on est face à un lourd chevalier caparaçonné dans son armure de plate et porteur d'une hallebarde beaucoup plus longue que notre pauvre petite épée. Là où dans AC, on avait finalement peu d'options pour la discrétion (ce qui est dommage tout de même quand on joue un assassin !), AC2 présente aussi des nouveautés, comme la possibilité d'engager des courtisanes pour nous servir d'escorte (je vous vois venir ! Non non, c'est juste parce que ça distrait les gardes !), ou encore de leur envoyer des mercenaires qui se chargeront du gros des combats pendant qu'on se faufile pour aller tuer notre cible. Il y a aussi quelques possibilités amusantes, comme celle de jeter une poignée de pièces sur lesquelles les gens se précipiteront pour ralentir les gardes (voire les occuper s'ils sont vraiment vénaux), balancer des bombes fumigènes afin de les incapaciter et de les assassiner sournoisement pendant qu'ils suffoquent, etc. Le potentiel de sadisme d'AC2 est beaucoup plus élevé que celui d'AC1. laugh.gif
La gestion du statut du héros est aussi améliorée, rendant peut-être par moments le jeu un peu trop facile. Votre meurtre dans une place publique bondé de monde a provoqué des émois ? Allez donc arracher quelques affiches de recherche, soudoyer des crieurs publics ou éliminer des témoins gênants, et les gardes finiront par vous oublier.
On peut aussi noter l'ajout des phases (facultatives) purement parcours/plate-forme que sont les diverses tombes que l'on doit explorer afin de trouver les sceaux d'Assassins célèbres.
Bon, d'un point de vue scénaristique, maintenant... Je ne peux pas en parler dans l'ensemble vu que je ne l'ai quand même pas déjà fini, mais c'est assez heu... Alambiqué, pour le moment. Outre Ezio qui veut venger la mort de son père et ses frères en massacrant le plus de Templiers possibles et Desmond qui veut se "souvenir" des capacités d'Ezio pour pouvoir devenir un vrai agent des Assassin, on se retrouve à essayer de comprendre ce que diable peuvent bien être ces Fragments d'Eden et qui est ce fichu Sujet 16 (Desmond étant le sujet 17) qui a repeint le labo façon da vinci code sanguinolent et laissé des indices pour le moins mystérieux directement dans l'Animus.

Et, un autre très bon point pour AC2, son héros, Ezio, est beaucoup moins austère qu'Altaïr. Même s'ils partagent le même visage et la même profession, Ezio est un Assassin charmeur (Italien ! laugh.gif ), un peu gamin (bon, on commence à jouer alors qu'il est encore un ado [Non, en fait, pour être totalement honnête, la première fois qu'on le joue IL VIENT DE NAÎTRE. Ezio est awesum à ce point.], ceci explique cela) et plus sympathique que son ancêtre. D'une manière générale, ce jeu met plus en avant les personnages. Ezio ne travaille pas seul comme cet espèce d'asocial kromeugnon d'Altaïr, mais coopère très souvent avec de nombreux contacts, parmi lesquels on aura tendance à retrouver un certain nombre de célébrités de la Renaissance, la moindre étant tout de même Leonardo Da Vinci (<3), fournisseur d'armement et décodeur de codex privé de notre héros, s'il vous plaît.

Les décors sont toujours aussi jolis et enchanteurs... Particulièrement les reconstitutions de monuments comme la cathédrale de Florence, le palais des doges de Venise, etc. C'est beau, des fois on a envie de sortir l'appareil photo et de baver, baver, baver.



22 novembre 2009

Dragon Age : Origins

Pfiuh, ça faisait longtemps. J'ai plein de dessins de côté (y compris des commandes :x), mais mon scanner me fait la tête, alors je vais plutôt rédiger un test de DA à la place. Corrupteur de jeunesse indeed, j'ai eu du mal à décrocher du jeu à partir du moment où je l'ai obtenu et jusqu'à ce que je le finisse.

Ça faisait un bail que je l'attendais, la bave aux lèvres, l'oreille frémissante et la truffe alerte. J'en avais déjà parlé un peu sur ce blog, et je n'attendais plus que de pouvoir poser mes petites pattes griffues dessus. J'ai pesté un temps contre le malheur qui a mis les boîtes PC en retard, mais finalement on m'a très gentiment offert une version numérique. Et dès que j'ai achevé de télécharger et d'installer la bestiole, hé bien, je n'ai plus guère eu de temps pour râler. Si vous ne m'avez point vue poster un aperçu, c'est principalement parce que, heu, ben j'avais pas le temps, j'étais trop occupée à défendre Ferelden contre les vilains darkspawns!
A cette heure, riez et gambadez dans les prés (si seulement vous savez ce que c'est, mais non vous savez pas, bande de neurdes), toutes les versions sont en principes sorties. Ça nous fait : version numérique PC, version boîte PC, version XBox360, version PS3. Mais il paraît que le gameplay sur les consoles n'est pas top : là dessus je ne m'avancerais pas, ne l'ayant pas testé, mais c'est bon à savoir.

Sur le créateur de personnages, je ne m'étendrai pas. Il est téléchargeable gratuitement, si ça vous tente, et permet aussi de tester votre config, si vous hésitez quand à la puissance de votre machine.
Nous avons, au départ, le choix entre les six origines suivantes, qui détermineront votre race et votre classe. J'en ai déjà parlé là-bas. Pour récapituler, nous avons :
-L'elfe des cités (guerrier ou voleur)
-L'elfe dalish (guerrier ou voleur)
-Le mage (humain ou elfe)
-L'humain noble (guerrier ou voleur)
-Le nain noble (guerrier ou voleur)
-Le roturier nain (guerrier ou voleur)
Chacune de ces origines débute par un scénario qui lui est propre et peut durer d'une heure à deux en moyenne, chose notable.
J'ai choisi une elfe des cités voleuse. La partie commence alors que ma cousine Shianni, une jolie rouquine surexcitée, me réveille en me secouant. C'est le jour de mon mariage arrangé (et de celui de mon cousin Soris par la même occasion), ce qui est une occasion pour les elfes dans leurs bascloîtres (des enclaves séparées des quartiers humains, les elfes étant considérés un peu comme du résidu digestif dans ce jeu) de faire la fête, wouhou. Bon, je voulais pas vraiment me marier, mais c'est pas grave, j'ai au moins une jolie robe et mon papa est fier de moi. En allant me balader dans le bascloître avec Soris avant d'aller rencontrer nos promis respectifs, je reçois tout un tas de félicitations. Bref.
Devant lesdits promis, on a pas vraiment le temps de faire connaissance, puisqu'un nobliau et sa clique s'introduisent dans le bascloître, avec visiblement l'intention d'aller se chercher un peu de compagnie non-consentante. Non mais c'est quoi ça ?!
Une carafe sur la tête plus tard, le mariage peut reprendre. Ah mais l'emmerdeur ne nous a pas oubliés, nooooon. Et voilà qu'il embarque tout ce qui a un minimum de poitrine avec lui, clique armée aidant.
A partir de là et une fois dans sa forteresse, on peut enclencher le mode Kill Bill, aidée par notre cousin Soris, pour aller apprendre les bonnes manières à l'impertinent et accessoirement sauver nos amies de ses mains velues (non, c'est pas gentil d'être velu).
Bon, j'ai déjà pas mal spoilé. Je ne spoilerai pas les autres origines ! Toujours est-il qu'après quelques déboires, on finit engagé par Duncan, le chef des Grey Wardens (Gardes de l'Ombre en VF, wtf ?). Duncan. Oh, Duncan. Duncan, c'est une armure classe, une voix classe, et une barbe assortie. La barbe n'est même pas romançable, au désespoir de bien des joueuses et des joueurs. Bref, impressionné par nos capacités martiales, Duncan nous a recruté comme potentiel Grey Warden : l'Enclin (wtf traduction, encore une fois), un fléau constitué de tas de... Méchants... Avec des dents... Et de la bave... ressurgit et a grand besoin d'être combattu. D'un nobliau violeur à un hurlock (un truc qui ressemble à un orque si vous voulez), il n'y a qu'un pas en effet, et Ferelden pourrait bien avoir besoin de nos compétences.
C'est également pour nous l'occasion de faire la rencontre d'Alistair, notre premier compagnon, une romance potentiel et des tonnes d'ironie A-DO-RA-BLEUH. Non, vraiment, si vous n'aimez pas Alistair, vous n'avez pas de cœur. Il est la preuve vivante qu'un équivalent paladinesque peut être bourré d'humour jusqu'aux oreilles.
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"Et bien, c'était des chiens volants, vous voyez.  Des parents étonnamment stricts, et des Andrastiens (la religion du coin, NB) dévoués."
Alistair nous expliquant comment il a été élevé par des chiens volants.

Il y a eu un énorme travail de la part des rédacteurs, et ce sur chacun des personnages qui va nous accompagner. Ils ont tous des personnalités marquées, des répliques savoureuses et une profondeur qui donne effectivement envie de gagner leur amitié. Parlons-en, de l'amitié, puisque vos relations avec votre équipe ne sont pas figées : que ce soit par des cadeaux, des discussions ou votre comportement lors des quêtes, vous entrainerez leur approbation, leur désapprobation, voire leur amitié ou même leur amour.
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"Oh, charmant. Allons-nous commencer à aller sauver des chatons en haut des arbres ?"
Morrigan (au fond) désapprouve la gentillesse. C'est pas parce qu'on combat le mal absolu qu'on doit aller aider les gens, non mais.

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"Maintenant, si vous pouviez me trouver une prostituée ou deux, un bol de soupe au poisson et un politicien corrompu, je me sentirais comme chez moi !"
Zevran, le joyeux latino lover elfique bisexuel assassin (oui, ça fait beaucoup de qualificatifs, mais ils sont tous importants). Err, oui, je sais, le screen est coupé.

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"Oh, je pourrais parler de chaussures toute la journée, mais nous avons des choses à faire, non ?"
Leliana, à la fois Jeanne d'Arc, barde, dévote et... Elle aime les chaussures. Beaucoup.

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"Non, bien sûr, je ne sais pas [si je suis sûre de vouloir vous accompagner]. Je suis vieille et je ne sais pas ce que je fais. En fait, je préférerais être dans une chaise douillette au soleil, en train de manger du pudding ou d'autres aliments faciles à digérer."
Wynne, la mage soigneuse et mémé du groupe. Même elle peut être sarcastique quand elle veut.

Mais assez parlé des compagnons. Je n'ai pas évoqué les autres, mais croyez-moi, ils sont tous aussi bons. Les PNJ qui ne font pas partie du groupe sont tous aussi intéressants : le fanboyisme du roi Cailan, le Duncan-isme de Duncan (et sa barbe)...

Passons donc au gameplay. Là, je peux affirmer une chose qui a été dite suffisamment de fois pour que je puisse le dire sans me faire passer pour une brêle même si j'en suis une, c'est que le jeu est dur. J'ai commencé en normal, et je peux affirmer que le bouton de rechargement sert et de brefs passages en mode facile aussi. Les monstres sont assez variés en général, sans pour autant que le bestiaire ne soit géant : la majorité de ceux qu'on combat sont des darskspawns (petit genlocks et hurlocks un peu plus grands) ou des humains. Mais il y a aussi pas mal de démons, des boss uniques, dont certains sur lesquels on peut effectuer des animation en slow-mo très classieux pour les achever.

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Dans ce jeu, il y a des seins. Beaucoup de seins. Hé, toi, oui, toi, le fanboy, ne t'enfuies, tu as eu ce que tu voulais, non ? :D

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Ah bon, c'était plutôt ça que tu voulais, ô fanboy ?

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Oui, il y a bien des dragons dans Dragon Age. Quand même.

Les trois classes disposent d'arbres, enfin plutôt de lignes de compétences qu'ils peuvent choisir à chaque niveau. Rien de révolutionnaire, mais c'est un système qui a fait ses preuves et tient la route. Les mages ont accès à pas mal de sorts intéressants, et combinables pour certains ce qui est une bonne trouvable (comme le sort de graisse, qui produit à terre une surface glissante qui peut éventuellement être enflammée). D'un point de vue de la puissance, j'aurais tendance à dire que les mages sont un peu déséquilibrés, mais après tout, comme dans tout jeu qui se respecte, ils commencent en étant aussi fragiles que du papier mouillé alors les voleurs et guerriers peuvent arrêter de crier à l'injustice.

C'est tout pour le moment ! Enjoy, folks.

17 juillet 2009

Dragon Age: On y croit!

Ah ben oui, on y croit! D'abord! Mais tout n'était pas acquis: je suis passée par des phases de scepticisme. Et maintenant, jusqu'à ce qu'une révélation affreuse me tue (comme "Zevran n'est pas romançable", à tout hasard), ben je suis une pré-fangirl! Non! Une fangirl tout court. Bref.

Dragon Age: Origins, c'est le bébé en gestation de BioWare. Vous savez, le studio sur lequel je martèle à longueur de journée qu'il rox? En fait, c'est un des bébés, puisqu'ils ont aussi Mass Effect 2 (need!) et Star Wars: The Old Republic (need?) en court. L'éditeur... Beh, c'est Electronic Arts.
BW a signalé le désir de retourner à ses racines, de faire un jeu de la trempe du mythique Baldur's Gate. Oui, BG, le jeu qui vous bouffe toute votre journée sans en avoir l'air, le rpg en 2d jamais égalé (sauf par Planescape: Torment, parce que Torment est encore mieux, ce qui n'est pas peu dire!), le bidule-à-cartes-immenses-et-à-personnages-roxxatifs. Dragon Age ne prend pas place dans les Royaumes Oubliés, mais dans un univers tout beau tout propre (peut-être pas, voire plus loin :p), tout neuf, celui de Ferelden. Il s'agit toutefois toujours d'héroïc-fantasy, ou plutôt de dark fantasy parce qu'il y a des éclaboussures de sang partout (c'est à ça qu'on reconnaît la dark fantasy, jeunes padawans) et la promesse d'un univers tourmenté et de choix non-manichéens (pas comme Fable, quoi, où c'était "Tuer le méchant ou tuer le gentil?") qui pourront avoir à long terme des répercussions imprévues. Un peu comme, pour ceux qui auraient joué à Mass Effect, le dilemne de la reine Rachni, mais avec de vraies conséquences dans le scénario. Je ne m'attends pas à une histoire avec une profondeur semblable à celle de Planescape: Torment, parce que ça me paraît tout simplement impossible, mais la référence Baldur's Gate place déjà la barre très haut: wait and see. Pour le moment, il faut bien avouer qu'on ne sait pas grand-chose de la trame et que ces messieurs-dames de chez BW se plaisent à jouer au chat et à la souris. Nous sommes un Grey Warden, le membre d'une organisation d'élite chargée de combattre le Blight, une  fléau de bestioles pas gentilles déterminées à foutre le bordel partout où elles vont, si vous voulez bien me passer l'expression.
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Dragon Age promet vraiment de mettre l'accent sur les choix du joueur, et ils commencent très tôt puisque la première chose déterminante sera votre origine. Il vous faudra en choisir une parmis les six proposées, chacune déterminant en partie votre classe (guerrier, roublard, mage) ou votre race(humain, elfe, nain):

-Mage:
mage
"S'tu m'regardes, toi? T'veux une boule de feu dans la chetron, ouais?"
Le mage n'est semble-t-il pas d'une race particulière, mais c'est une origine en elle-même puisque les talents magiques requièrent un entraînement très particulier dispensé de gré ou de force à ceux qui en possèdent le don. Les mages sont craints et surveillés par l'ordre des Templiers, parce qu'il faudrait pas qu'ils débordent, ces abrutis, nundidju! (Voilà, je recommence à faire des phrases pas sérieuses...)

-Elfe citadin:
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J'adore sa tête de psychopathe. Comme quoi, on peut avoir une couronne de fleur ET pas être une rigolote.
Dans Dragon Age, les elfes ont beau avoir les oreilles pointues et le maintient graisseux (heu, gracieux), ils ne sont pas ceux auxquels on est habitués, les grand seigneurs arrogants qui regardent les humains (et les nains encore plus) de haut, puisque ce sont des parias, une race méprisée souvent réduite en esclavage vivant dans les villes en tant que misérables parmis les misérables confinés dans des ghettos.

-Elfe Dalish:
elfedalish
Tatouages!
Les Dalish sont des elfes aussi, mais des nomades. Lorsque les terres des elfes furent conquises par les humains, ils prirent la route. Ils ne sont les bienvenus nulle part et sont un brin aigris (compréhensible, hein?). Les Dalish tentent de reconstituer leur identité, de préserver la grandeur passée des elfes, et attendent que leurs dieux et leurs terres leur reviennent. Ils ont aussi des jolis tatoos, sinon.

-Noble nain:
nainnoble
Cette barbe a l'air soyeuse *3*!
Quiconque penserait que la vie d'un nain se résume à creuser des trous dans la pierre en buvant de la bière et en chantant le célèbre tube "Gold, gold, gold" à tue-tête serait dans le faux, du moins dans Dragon Age. Les nains nés nobles préfèrent visiblement les complots, les assassinats et les manipulations politiques afin d'évincer leurs rivaux tout en préservant une apparence honorable. La "valeur" d'un nain est très importante, et ils cherchent constamment à la prouver pour conforter leurs positions, quel qu'en soit le prix.

-Roturier nain:
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Classée deuxième au concours "Miss psychopathe Féreldénaise"... Et prouvant qu'une naine n'a pas forcément de la barbe: elle se rase.
Chez les nains, il n'y pas que les nobles, bien sûr. Les roturiers sont ceux qu'on ne montre pas, ceux qu'on méprise et qu'on organise en castes, des mendiants, des criminels... Ce ne sont pas de fiers guerriers tout d'acier parés ou des forgerons de génie vénérés pour leur sagesse et leur expertise, mais des parias à qui les nobles nains tentent en permanence d'enfoncer la tête dans la boue. Eux aussi ont des jolis tatoos, d'ailleurs.

-Noble humain:
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Classe et morgue!
En Férelden, les nobles sont tenus de se battre comme tout le monde contre le fléau qui s'annonce, mais peut-être en y mettant un peu plus de classe et de morgue. Le noble humain est un héritier de la famille Cousland, et c'est en son nom qu'il va aller gambader dans la campagne en projetant des gouttelettes de sang partout. Avec classe.

Voilà pour les origines. Maintenant, les développeurs ont aussi dit qu'ils allaient mettre le paquet sur les équipiers, parce que c'est un élément que beaucoup de joueurs, dont moi, trouvent important. Les coéquipiers, on va donc en avoir 10, avec peut-être quelques temporaires (Lieutenant Jenkins! Ou l'homme qui ne dura même pas 30 secondes sur le champ de bataille...). Jusque là on en a 8 d'annoncés sûr sûr. Bon, j'ai la flemme d'aller vous mettre des screens, si ça vous intéresse vraiment vous irez sur le ouiki :).

Chien de guerre: Heu... Guerrier... Chien? Dog, aussi connu sous le nom de Rabbit sur les forums de Dragon Age. En Férelden, les chiens ont une place très importante dans la vie de tous les jours, et la race la plus ancienne et appréciée est celle des mabari. Ce sont donc des chiens de guerre, et celui-là sera notre toutou, on pourra même lui changer ses peintures (kaddis) de guerre et lui brosser le pelage, l'emmener à des concours canins... Heu, presque.

Alistair: Guerrier humain. Aimant à fangirls. Alistair a été élevé dans l'ordre Chantry pour devenir un Templier, heureusement, il avait un sens de l'humour trop prononcé au goût de ses professeurs. Il est donc finalement entré chez les Grey Wardens. Alistair IS FUCKIN ROMANCEABLE §§§§§§§ zUMG §§§§ BBQ §§§§ Et en plus il aime le fromage!

Morrigan: Mage humaine. Aimant à fanboys. Morrigan est la fille de Flemeth, une sorcière sauvage, et est elle-même dotée de pouvoirs magiques incluant notamment la métamorphose. Elle considère le pouvoir plus important que l'amitié, entre autres, et se montre beaucoup moins gentille que le sieur Alistair. Elle est romançable aussi.

Sten: Guerrier qunari. Sten appartient à une race venue de loin pour aller "apprendre la civilisation à grands coups de gnons aux races inférieures". Il est donc baigné dans une culture différente de la notre, et dotée d'un code d'honneur très rigide... Bien qu'il aie massacré une famille pour une raison encore inconnue. Il aime aussi les cookies, paraît-il...

Wynne: Mage humaine. Wynne est membre du Cercle des mages, et oriente ses talents plutôt sur la guérison. Elle a refusé la place de Premier Mage au sein du Cercle. C'est une personnalité calme et altruiste, je la vois dans le genre "vieille sage"... Mais les rpg m'ont appris à me méfier des vieilles sages, particulièrement quand elles ont l'air innofensives.

Oghren: Guerrier nain. On ne sait pas grand-chose... Du tout... sur lui...

Leliana: Roublarde archer humaine. Leliana est une orlaisienne. Elle a l'air d'être le genre fleur bleue tout le monde est gentil, et est soupçonnée d'être romançable. (Vous! Là! Vous êtes soupçonnée d'être romançable! Veuillez nous suivre au poste!)

Zevran: Roublard elfe. On sait peu de Zevy, mais on a beaucoup spéculé, notamment sur le fait qu'il soit bisexuel ou gay! (Citation de lui, la seule qu'on aie:  "Now now, I don't care much for foreign objects invading my personal space. Well... usually." [Winks]) Zevran est soupçonné d'être romançable, et peut-être Dalish.

Je pourrais continuer mon article encore longtemps! Il y en aura peut-être d'autres à venir, en outre. En attendant, quelques liens!

http://dragonage.bioware.com/ <Site officiel  http://daforums.bioware.com/ <Forums officiels http://www.jeuxvideo.fr/jeux/dragon-age-origins/article.html <Test du jeu http://www.dragonagefrance.com <Site avec pas mal de traductions du site officiel http://www.dragonagefrance.com <Wiki

Votre dévouée Zyl, qui passe quand même des journées à éplucher ces divers sites!

03 mai 2009

Je suis une arcanoobm

Allez, une autre petite présentation de rpg. Parce qu'au cas ou vous ne l'auriez pas deviné, moi je kiffe les rpg sa mère! (Blurp)
Aujourd'hui, il sera question d'Arcanum: Engrenages et sortilèges. Le principe de base est sympa comme tout: De la fantasy (elfes, orques, hobbits, magie, rien ne nous est épargné) et une bonne dose de... Steampunk.
Alors le steampunk, c'est quoi, déjà? C'est un courant issu du plus connu cyberpunk. Le cyberpunk, c'est un univers avec (en général) des crêteux, un réseau virtuel géant (oui, comme dans Matrix), des implants cybernétiques à tour de bras, une technologie sur-développée etc. L'exemple le plus connu de cyberpunk doit être le jeu de rôle papier Shadowrun.
Dans le steampunk, on ne retrouve ni crêteux ni réseaux géants, mais par contre on a le droit à une rétro-technologie tout aussi développée. Le steampunk, c'est joyeusement: des trucs victoriens, a des engrenages, des ressorts, des tuyaux partout, du cuivre, du bois, des machines à la Jules Verne. Et de la vapeur. Beaucoup de vapeur. Beaucoup beaucoup de vapeur puisque ta-da, steam veut dire vapeur! Oui, vous allez pouvoir épater votre prof d'anglais ou lui faire peur.
Y'a même des gens qui font des ordi steampunks, ça n'a aucun rapport avec Arcanum (à part qu'on pourrait y jouer dessus, et ça ça serait über pour se mettre dans l'ambiance) mais c'est vachement classe.
steampunkpc

Passons à présent au jeu proprement dit. Arcanum est un jeu édité par Sierra, et développé par Troika Games. Troika est un studio né en 1998, de gens issus de chez Interplay (qui ont notamment travaillé sur Fallout, à ce que j'ai compris) et ce n'est sûrement pas un hasard! Troika, donc, qui est mort en 2005, a sorti en tout et pour tout trois jeux, tous des rpg. Arcanum est le seul se basant sur une licence originale, si je ne m'abuse (Le temple du mal élémentaire est basée sur Donjons & Dragons, et plus particulièrement sur l'univers de Greyhawk; Vampire: The Masquerade-Bloodlines est basé sur... Vampire: La mascarade. Donc deux univers de jeux de rôle papier, en somme.)
Je ne peux pas faire de présentation approfondie dudit jeu: je ne l'ai pas fini, et donc je ne peux pas juger de la qualité du scénario. Mais il a de très bonnes critiques.
Encore une fois, la part belle est faite aux dialogues (ce qui explique sûrement le flop... D'un autre côté, Arcanum est plus facilement trouvable que Planescape, et pour des clopinettes : 7 euros dans mon cas, et on doit pouvoir le trouver même à moins cher), et les personnages dit "sociaux" ont toutes les clés en main pour pouvoir jouer sans effusion de violence. Un bon point donc, puisqu'il nous donne le choix entre jouer un gros bourrin et un manipulateur pacifique (ce n'est pas une oxymore!). Mais ce n'est pas tout. Engrenages et sortilèges, disais-je, et engrenages il y a, en plus de sortilèges. Le créateur de personnages est très bien foutu: de l'inventrice hypocondriaque (c'est moi) au mage-guerrier en passant par l'empoisonneur roublard, tout est possible. A noter, la possibilité de choisir des "antécédents" pour son personnage, qui affectent ses capacités de départ (prenons mon inventrice: les antécédents que j'ai choisis font d'elle une personne fragile au système immunitaire défaillant, donc moins de force, moins de constitution, mais plus d'intelligence à cause du temps passé au lit avec un bon livre). Le choix des antécédents est assez large, parfois même un peu délirant :).
Le choix se fait entre une certaine quantité de races: humain, elfe, demi-elfe, demi-orque, demi-ogre, hobbit, gnome, nain. Un très gros regret cependant! Les demi-ogres, hobbits, gnomes et nains ne peuvent être des femmes, ce qui est dur à avaler malgré l'excuse back-groundistique qu'ils nous sortent (les femmes hobbits, gnomes et naines sont casanières... Ouais ouais!). Enfin, on peut quand même jouer une demi-orque, ouf. Pas de classes à proprement parler, puisqu'à chaque niveau le joueur gagne un point de personnage qu'il peut dépenser en n'importe quoi (achat de nouveau sort, rajout d'un point de compétences, de points de vie... Ces points servent à tout.). Ce qui m'amène presque à regretter une évolution trop "éparpillée", mais ça, c'est mon opinion personnelle. Les recettes technologiques (puisque je vous le rappelle, je joue une technologiste) sont souvent très amusantes: le haut-de-forme pare-balles m'a profondément marquée.

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L'histoire, maintenant! Bon, je ne peux pas vous dire beaucoup à son sujet. Passager du dirigeable "Zéphyr", qui se fait soudainement attaquer par des vilains orques en machine volante, vous vous écrasez par terre. Et vous êtes apparemment le seul survivant. Un gnome agonisant vous remet toutefois un anneau en vous racontant des trucs pas compréhensibles, et vous êtes également accueilli par un prêtre Panarii (beurk!) qui vous explique que vous êtes probablement la réincarnation d'une divinité elfique. Et c'est à peu près tout ce que j'ai atteint pour le moment :). On est donc d'emblée plongé en pleine bouillabaisse.

On se laisse facilement prendre dans l'univers d'Arcanum, un jeu original qui utilise un thème (le steampunk <3) qui a rarement été porté en jeu vidéo. Toutefois, points noirs il y a (il devrait utiliser du biactol *_*): La musique, à base de violons si j'ai tout suivi, pas laide en soit, devient rapidement... Assez répétitive. Pas suffisamment de morceaux, du coup les mêmes tournent en boucle et ça commence à agacer l'oreille. M'est d'avis qu'ils auraient dû prendre Mark Morgan (son travail sur Fallout et Planescape est remarquable!). Les graphismes, un peu plus jolis que ceux des deux premiers Fallout, accusent leur âge. On est loin de la magnificence d'un Planescape ou de la variété d'un Baldur's Gate (je prends toujours d'autres rpg 2D en exemple). Je regrette notamment le manque de variété au niveau des personnages: deux femmes portant la même robe apparaîtront de manière identique à l'écran. Et le jeu est relativement buggé, surtout au démarrage, qui dans mon cas loupe une fois sur trois.

arcanum2

Mais passé ces inconvénients, c'est un jeu très prenant, avec une foultitude de dialogues, des choix bien/mal/chaussette droite/chaussette gauche souvent possibles, et un système de création de personnage qui permet tout: vous ne retrouverez jamais deux fois les mêmes. La possibilité d'explorer le monde est donnée très rapidement, ce qui fait qu'on peut très bien décider d'aller gambader au lieu de faire la quête principale (toutefois, à la différence de Morrowind, les campagnes sont très vides, et surtout, toutes semblables, je conseille donc d'aller gambader en ville).

Et puis bon, les prix, si vous arrivez à le trouver, vont de 3 à 10 euros, et c'est plus qu'un bon prix pour un bon rpg ;).

26 avril 2009

Et s'il ne devait en rester qu'un parmis la multitude...

... De jeux vidéo de ma ludothèque, ce serait Planescape: Torment!


Vous m'avez déjà vue chanter les louanges de ce jeu mirifico-fantastico-génialement-super-cool. C'est pour une bonne raison. A ce jour, c'est un des meilleurs jeux vidéo sortis sur la planète, et je doute qu'on revoie jamais un rpg avec autant d'âme. Mais attention, il est très dur à trouver. J'ai mis 2/3 mois à me lamenter, jusqu'à ce qu'enfin je puisse l'avoir, dans sa précieuse petite boîte 4 CD (j'ai failli lui rouler une pelle, à cette boîte, ce qui, tout le monde l'admettra, n'est pas chose facile) . On peut encore le trouver d'occasion sur internet, mais à des prix aberrants.
Et donc, même si personellement je n'aime pas vraiment l'idée de piratage, je vous encourage à le télécharger si vous le pouvez. C'est un jeu qui est sorti en peu d'exemplaires (Je prends comme référence Baldur's Gate, un rpg sorti à peu près en même temps et toujours trouvable un peu partout), en plus d'être une perle, et il serait dommage de passer à côté.
D'ailleurs, les créateurs, ça fait belle lurette qu'ils ne touchent plus un rond.

Edité par Interplay, développé par sa division Black Isle (ceux-là ont un palmarès rpgistique plus qu'intéressant: Fallout 1, Fallout 2, les Baldur's Gate [avec Bioware, qui est l'Autre Studio pour lequel je sacrifie des poulets noirs chaque matin]), ce jeu a des parents qui savaient ce qu'ils faisaient, nundidju! Mais voilà... Black Isle a succombé en 2003, et Interplay est dans le coma. Et on se retrouve avec Bethesda pour Fallout 3.

Bref, passons. Planescape: Torment est un jeu sorti en 1999-2000, se basant sur un "univers" Donjons & Dragons un peu particulier. Ici, il ne s'agit plus des Royaumes Oubliés, l'univers Dédésque le plus connu (Baldur's Gate, Icewind Dale, mais aussi pas mal de bouquins comme ceux qui racontent les joyeuses péripéties d'un drow aux yeux violets qui a tenu à garder son anonymat dans mon article pourri), mais de Planescape, qui est plus facilement qualifié de "multivers". Il englobe tous les "plans" (Planescape= Planysage), c'est-à-dire tout un tas de mondes étranges ou vivent démons, diables, anges, créatures élémentaires, fantômes, deuxième chaussettes, clés de voiture, etc. Au "centre" de ces plans (qui n'est pas le centre puisque les plans sont parallèles... Vous me suivez?), la cité de Sigil, ou se déroule une bonne part de l'aventure de Torment.

damedeladouleur

Autant vous dire tout de suite qu'il ne s'agit pas d'héroïc-fantasy classique "oh mon dieu, allons tuer le dragon/sauver la princesse/retrouver l'artefact magique" (scénario) "vous prenez à droite après la forêt des elfes/a gauche avant le château/puis tout droit jusqu'à la montagne des nains". On peut même avoir l'impression que, justement, c'est la bizarrerie qui prime. Sigil étant à la croisée des plans, ne soyez pas trop étonné si vous croisez un démon en train de prendre le thé avec un céleste, des créatures semi-robotiques, des fous...

Voilà pour l'univers de Planescape. On va à présent en venir à la partie "Torment". Vous, vous êtes Sans-Nom, et vous vous réveillez avec une sacré gueule de bois... A la morgue, avec un crâne volant bavard (!) qui a tôt fait de vous apprendre qu'être mort, c'est une bonne occasion pour draguer les dames zombies. Oui, mais vous, vous n'êtes pas mort. Votre chair couverte de cicatrices et de tatouages, votre mémoire vide, témoignent des nombreuses batailles que vous avez connues, mais vous êtes... Immortel.

sansnom

Ah. Et pourquoi? C'est ce qu'il va falloir découvrir. Torment suit les traces d'un héros à la recherche de lui-même. Bon, dit comme ça, ça paraît bateau, mais le scénario est d'une telle profondeur que ma modeste verve de fangirl hystérique ne parviendrait même pas à en rendre un dixième compréhensible. Sans manichéisme, loin des oreillers trop faciles de "sauve-le-monde-parce-que-tu-le-vaux-bien" sur lesquels les développeurs auraient pu se reposer, Planescape pose des questions. C'est un jeu réellement littéraire, philosophique, ou les paroles ont beaucoup plus de poids qu'une masse d'arme lourde (c'est dire). Alors oui, il faut aimer réfléchir, aimer les dialogues, parce que le jeu en est truffé. Ce n'est pas un jeu pour gros bourrin qui aime tabasser à mort (rassurez-vous tout de même, les sorts de haut niveau valent leur pesant d'aiguillettes de canard, tant en matière d'animation qu'en matière de bourrinisme jouissif) (A ce propos, je conseille de jouer mage. [Le pj a le choix entre guerrier, mage et voleur, avec la possibilité de changer de classe autant de fois qu'il le veut.]

Des personnages secondaires variés qui en valent aussi le coup: Le crâne volant déjà cité, une fille à queue de rat, une chaste prêtresse succube... On s'attache à eux, et pas qu'un peu, malgré leur atypisme certain qui est d'ailleurs leur seul point commun.

_quipe

Et finalement... Une question. Qu'est-ce-qui peut changer la nature d'un homme?

01 décembre 2008

Bon anniversaire!

...
Bon, le lectorat moyen de mon blog s'en fiche. Mais... C'est l'anniversaire de Baldur's Gate, premier du nom. Ou plutôt, c'était hier. Le 30 novembre 1998 paraissait aux Zétazunis un tas de pixels qui prenait place dans l'univers mythique des Royaumes Oubliés. Et la première quête consistait à aller tuer 3 rats dans une cave. ("Nos forces félines nous ont une fois de plus fait défaut. Adieu, cher journal, adieu.", pouvait-on lire dans notre journal de quête)
Il est paru le 5 janvier en France. Le monde du jeu vidéo ne s'en est jamais remis (en bien).
Bon, moi, le 30 novembre 1998, j'avais cinq ans. Je ne jouais pas encore à autre chose qu'Adibou. D'ailleurs, j'étais tellement en retard que j'ai commencé avec Baldur's Gate 2, il y a de cela, chaispas, quatre-cinq ans seulement.
Bref. Joyeux anniversaire à Baldur's Gate, qui réussit tout de même à garder une communauté très active dix ans après sa sortie.
Pas vrai Viconia?

vicoblog

20 juin 2008

Baldur's Gate

J'ouvre une nouvelle catégorie pour parler de jeux vidéo. Parce que c'est une de mes passions, et comme je suis sur mon blog, je peux vous bassiner autant que je veux avec ce que je veux. D'ailleurs je viens de le faire en vous rappelant ça, non?

Parlons... De Baldur's Gate. Baldur's Gate 2: Shadows of Amn, plus précisément, parce que c'est le chapitre que j'ai préféré, étant aussi le premier auquel j'ai joué. Throne of Bhaal, trop de grosbillisme pour moi. BG1, pas assez justement (même si je ne suis pas allée très loin et que je n'ai pas testé pu Tales of the Sword Coast dessus).
Voilà, Baldur's Gate, j'y ai joué à... Mettons un peu plus d'une dizaine d'années. 11/12 ans. J'y suis restée scotchée un nombre incalculable d'heures, et je crois que c'était mon premier "vrai" jeu vidéo, si on oublie Adibou il y a fort, fort, fort, fort longtemps, les Sims/SimCity, et quelques passages par MechWarrior où ma seule tâche, aux côtés de mon père, le "vrai" joueur, consistait à envoyer des missiles quand il fallait, en appuyant, je me souviens, sur le-bouton-tout-en-haut-du-joystick-en-écrasant-au-passage-les-doigts-de-mon-père. Touchante scène familiale, non?
Enfin bref, Baldur's Gate. Mon père l'avait acheté. Il n'a jamais dépassé le premier chapitre, c'est à dire le petit donjon archi-facile du début, en partie parce qu'c'est un nioube et... En partie, j'avoue, parce que son pécé buggait avec le programme.
Un jour, il me vient l'envie de sortir les jeux de mon père. Achetés, mais jamais finis. Warcraft III et Baldur's Gate 2 dans le lot. Je les ai testés, et, avec plusieurs périodes sur l'un ou sur l'autre, ai finalement préféré à Warcraft (qui est très bien en passant) son poteau qui pourtant côté graphismes payait encore moins de mine.
Mon premier personnage sur BG était une druidesse kitée chamane, qui avait cela de particulier qu'elle était entièrement bleue, soignait comme un pied et se planquait derrière des invocations dès que possible. Avec elle, une équipe complètement idiote composée de jeunes femmes mages ou prêtresses en grande partie(Aerie, Imoen, Nalia,  Jaheira, Viconia et j'sais-plus-qui)... Qui allaient toutes au corps-à-corps en lançant un sort tous les 32 du mois. Ben oui, j'avais un peu de mal à différencier les classes. Les seuls sorts qui me revenaient, c'étaient les invocations. J'en ai vraiment usé, de celles-là! Des invoc' dans tous les sens. Le jeu étant limité à 6 en même temps, sitôt les bestioles faiblardes envoyées ad patres, je reconstituais mon armée et les renvoyais à l'abattoir.
Technique lente. Très lente.
Qui avait pourtant son utilité pour une joueuse aussi nulle que moi. J'ai réussi à vaincre l'insurmontable (pour moi) Bodhi (les joueurs sauront de qui je parle) juste avec des sorts de vision lointaine pour voir le terrain et tout plein d'invocations à envoyer au taquet. Ainsi, aucune de mes donzelles n'aura porté un seul coup ni même un seul sort direct à la peau d'albâtre de la méchante méchante.
Maintenant que j'y repense: Comment j'ai réussi à faire presque tout le jeu comme ça, moi?
Ah, et il y avait le coup de je-pose-des-pièges-partout-là-où-je-sais-que-l'ennemi-va-passer. Encore une technique de lâche. Mais elle avait le mérite, elle, d'être plus efficace plus rapidement.
Mais je suis tombée amoureuse de BG! Pour sa foultitude de quêtes, pour ses personnages "vivants" (même si en pixels franchement ridicules), ce dont je parlerai sûrement... Plus tard.
Parce que là, je suis retombée dedans, après une pause d'environ un an et demi. Alors see you, moi j'vais retourner à mon entropiste chéri et je pondrai sûrement les chroniques-de-ce-que-j'aime-dans-BG-qui-n'intéressent-personne.

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