Grmpheries

Jeux vidéo, dessins et conneries d'une dragonne qui mange du fromage et des pommes à ses heures.

09 mai 2008

Dans le cristal

Vagues de sable blanc ou dunes de verre pâle,
Tempête pailletée de quartz et de cristal,
Lac assèché du temps, un tombeau des minutes
Tout semble lent, tranquille et pourtant quelqu'un lutte...

Ici ou là, écho, à l'oasis, peut-être?
A la roche du vent où siffle la tempête?
Dans les bras d'un fantôme, un veilleur du désert?
Ou plus au loin, perdus, une mère et un père...

Sous les tentes de soie, voilures déchirées,
Un cri surpris, spectral, puis un triste baiser,
Un oeil rouge et aveugle, une peau de linceul.

Mais malgré la tristesse, hors du temps, mais pas seule,
Une étincelle neuve épanouit ses bras
Petits bras blancs d'enfant, petits bras maladroits.

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Le sang d'Orr

Orr le beau et vert Orr
D'Arah cité des dieux
Dans les poissons s'endort
Et referme ses yeux

A Mélandru le sable
Et les rochers les pierres
A Dwayna charitable
Un rayon de lumière

A Grenth le froid sans fin
Et l'armée qui y git
A Balthazar plus rien
Seuls les aciers meurtris

A Lyssa le mystère
Et les mur d'or terni
Dans la ville sans terre
La cité engloutie

Les tours blanches éventrées
Au royaume des mers
Les yeux d'Arah crevés
Par bien plus que du fer

Il y a un courant
Qui charrie peine et mort
Au loin dans l'Océan
Nommons-le le sang d'Orr

Il y a un poème
Chanson des désolés
Qui siffle sur les plaines
Des pays dévastés

C'est la voix des défunts
Le clapotis des eaux
Qui se mêle au refrain
Des grincements des os

Un homme dort sans rêves
Dans la poussière grise
Que les vagues soulèvent
Un cadavre s'enlise

Il y a un camée
Que les algues entrelacent
Portrait de fiancée
Qui sourit mais s'efface

Les pauvres néréides
Dans leurs lambeaux rituels
Prient encore le vide
En leur transe éternelle

Dans le tombeau des prêtres
Un miroir est brisé
Et tout ce qu'il reflète
Est la peur vitrifiée

Un squelette d'ivoire
Souriant malgré lui
En travers d'un couloir
Se souvient de la vie

Orr l'ancien chante et pleure
Arah cité des dieux
Se réveille en fureur
L'aveugle ouvre les yeux

Que coule le sang d'Orr!
Que la colère éclate!
Et que ceux qui sont morts
Se lèvent et combattent!

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30 novembre 2007

[poème]Cent...

Sentant, sans heurts,
Un souvenir effacé
Au désert des secondes
Dune, regrets qui grondent,
Attendant le passé,
Cent temps, cent heures.

Sentant, sans heurts, cent temps, cent heures!

Ô temps qui blesse et pique,
Cruel, omniprésent
Sans pitié mais sans haine
Les hauts faits me souviennent
Le futur blesse autant,
Autant qu'il laisse, épique,

Sentant, sans heurts, cent temps, cent heures! Ô temps qui blesse et pique, autant qu'il laisse épique...

Un héros du passé
Accomplir son chemin
Délavé de péchés
Et souillé de hauts faits
Pour devenir enfin
Un hérault dépassé,

Sentant, sans heurts, cent temps, cent heures! Ô temps qui blesse et pique, autant qu'il laisse, épique, un héros du passé, un hérault dépassé...

Qui porte l'amère ombre
En son âme de fer
Et qui affiche un coeur
Blanc et brave! Sans peurs!
Pour l'Ancien solitaire,
Qu'importe la mer sombre

Sentant, sans heurts, cent temps, cent heures! Ô temps qui blesse et pique, autant qu'il laisse, épique, un héros du passé, un hérault dépassé, qui porte l'amère ombre qu'importe la mer sombre...

Des remords délaissés,
Puisque dans tout désert,
Les dunes de secondes
Savent engloutir l'onde
Et faire fi des misères,
Et des morts, des blessés...

Sentant, sans heurts, cent temps, cent heures! Ô temps qui blesse et pique, autant qu'il laisse, épique, un héros du passé, un hérault dépassé, qui porte l'amère ombre qu'importe la mer sombre des remords délaissés et des morts, des blessés!


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24 novembre 2007

[poème]Coeur

Mon coeur bat dans mon crâne, entre mes deux oreilles
Insaisissable et lâche, un fuyard! Évadé!
Et sortent par mes yeux...Il chasse mes pensées
Et s'installe en seigneur sur mon cerveau en veille.

Il rythme ma journée de soupirs, de remous!
Il empêche de rêver, et m'empêche de d'entendre!
Ce parce qu'il semblerait qu'il ne veuille descendre,
Par la peur qu'un sanglot ne contracte mon cou...

Je me suis réveillée en recherchant mon coeur!
Il n'était pas ici, il n'était pas ailleurs,
Il était descendu et restait en son lieu.

Mais j'entendais encor son battement fiévreux.
Assourdissant et lourd souvenir loin des yeux.
Qui n'en finissait pas de faire sonner l'heure...

Je me suis réveillée en recherchant mon coeur...


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