Grmpheries

Jeux vidéo, dessins et conneries d'une dragonne qui mange du fromage et des pommes à ses heures.

09 juin 2009

Sheaxie et Draion

Aha, désolée, ça doit être un peu incompréhensible... x)
Sheaxie est mon perso, et Draion le perso halfelin d'un collègue de rp... Et quelqu'un a trouvé amusant de me suggèrer de faire un dessin d'eux en couple, le genre de suggestion qui doit être exorcisée bien qu'on se refuse à l'apprécier... :D
sheaxiedraion_copier

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Tzabaztha chapitre 2: Pour vos beaux yeux

Chapitre 1: Fiançailles mon @#%! amour
Chapitre 2: Pour vos beaux yeux
Chapitre 3: Thé, suie et allergies
Chapitre 4: Vingt heure passé
Chapitre 5: Un long dîner de fiançailles
Chapitre 6: Concerto pour une agonisante

 
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Chapitre 2:
Pour vos beaux yeux

Certains humains prétendent posséder ce qu'on appelle pouvoirs parapsychiques. Télépathie, télékinésie, contrôle de l'esprit ou du corps, clairvoyance, etc. De bien jolis mots, toujours élégants sur la carte de visite d'un escroc. Il n'y a jamais eu de preuves de l'existence de telles capacités, et il n'y en aura probablement jamais. Les seules choses prouvées à ce jour sont qu'il existe des gens crédules, et des profiteurs, et je ne parlerai même pas des illuminés qui ont reçu un truc trop lourd sur le crâne.[...] L'esprit humain est une chose merveilleuse, mais faut pas pousser mémé dans les orties, nom d'un lama laineux!
Tzabaztha-Eugènie de Baspin, @#%! de foutu essai d'essai sur la nature humaine.

Les jambes d'Hughes commençaient à fatiguer. De sa boutique jusqu'au manoir De Baspin, il n'y avait que de la descente, mais en quelle quantité! Il regretta que le réseau métropolitain soit toujours bondé à cette heure. Les rues l'étaient aussi. Il avait dû esquiver une manifestation, ce qui lui avait fait perdre une demi-heure en arrivant à Bourg-Zeppelin, la partie la plus populaire de Zeppelin. Des ouvriers réclamant de meilleures conditions de travail. Il n'y avait que cela, ces temps-ci.
Zeppelin était niché dans les montagnes, près des mines qui fournissaient la matière première à nombre de ses industries, et grouillait littéralement de travailleurs pauvres.
Ville-aux-morts, le cimetière, débordait littéralement ces temps-ci. Hugues en ressentait de l'écœurement, et de la peur. Il était affligé d'une empathie qui l'handicapait. Il se savait malléable, facile à emporter, parce qu'inconsciemment il adoptait toujours l'état d'esprit des autres. Il savait pourquoi les ouvriers protestaient. Il avait beau être issu de la riche bourgeoisie, il savait tout, et cela le rendait malade. Toujours cette odeur de fumée. Cet hiver, pas moins d'une dizaine d'entrepôts avaient été brûlés par des manifestants mécontents. Il espérait que l'odeur tenace de cendre n'était dû qu'aux fourneaux de l'aciérie géante nichée dans le creux de Bas-Zeppelin.
Dans le ciel, un dirigeable flottait, majestueux, lent, son enveloppe parée des couleurs de la ville: cuivre et noir.
A Bas-Zeppelin, l'odeur se fit plus tenace. La tête d'Hughes lui tournait. Les ruelles devenaient crasseuses et mal pavées.
Bas-Zeppelin avait été construit à la hâte. Des masures de pierre friable et de bois vert avaient été érigées, et les effondrements n'étaient pas rares dans cette partie de la ville. La zone était entièrement tâchée de suie, et par terre traînaient copeaux de bois et détritus divers. Les usines s'élevaient, orgueilleuses, froides et immuables comme des pierres tombales. Hugues pressa le pas.
La zone n'était pas sûre, surtout lorsqu'on portait les traits d'un Troglien et des habits aussi voyants que sa tunique verte. Il rangea avec précaution ses bijoux dans une bourse qu'il cacha dans sa manche. Passant près de lui, une vieille femme au chignon gris et au châle déchiqueté lui jeta un regard noir qui capta les yeux d'Hughes dans ses rets. Elle était visiblement courroucée de son étalage de richesse. Hugues ne put se détourner. Sa tête se mit à l'élancer violemment.
Elle. Iris bruns. Son fils était mort brûlé par un jet de vapeur bouillante. Pupilles noirs. Sa belle-fille avait un fils à élever, maintenant, et ne connaissait qu'un moyen de ramener quelques pièces de cuivre chaque jour. Œil injecté de sang. Et la vieille dame était malade des poumons.
Il ignorait si ce que son cerveau lui dictait était vrai, mais il fut pris de nausée. C'était quelque chose de probable. Sûrement. Il avait de l'imagination. Il fallait faire quelque chose.
"Oui."
L'ancêtre le regarda avec un air surpris. Il avait un air véritablement affligé, ce rejeton de bourge. Elle ne cherchait pas sa pitié. Elle ne voulait pas être prise pour une mendiante. Qu'il cesse donc de la regarder avec cet air de gobe-mouche!
"Oui..."
Répéta t-il, le regard dans le vague. Il fit tomber la bourse de sa manche, la ramassa, et la lui tendit, souffrant visiblement. Il avait horreur de ces migraines. Elles le prenaient et le faisaient agir comme s'il ne contrôlait plus son propre corps. Mais c'était le seul moyen de les dissiper.
Avec un geste respectueux, il offrit ses bijoux à la femme, souffrant d'autant plus qu'il savait pertinemment que si elle ne les écoulait pas dans la journée, elle se ferait tuer par des jaloux.
Hugues ne se prenait pas pour un parangon de vertu. On l'avait élevé avec des valeurs qui n'étaient pas celles de la charité. La fortune des orfèvres, elle reviendrait à une famille noble à laquelle ils allaient se lier, pas aux miséreux. Mais il était influençable, et deux armées de principes se battaient dans son crâne. Il lui suffisait de croiser un regard...

Posté par Zyl d Aeryel à 19:03 - Récit: Tzabaztha - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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