Grmpheries

Un blog bloguesque. La vie, les dessins et le reste d'une dragonne de bronze grmpheuse et mangeuse de fromage.

24 juillet 2008

Wywan médiévale

Une version de Wywan que je voulais dans le style de Cranach l'ancien (peintre du moyen-âge donc, parce que durant les vacances de pâques à Londres nous sommes allées [ma mère et moi] voir une exposition sur ce peintre et que ma mère a acheté le book de l'expo).
Wywan, qui ressemble peu à Wywan vu la flemme que j'ai eue à:
-Faire ses ailes
-Faire ses cornes (mais on s'en fiche, elle se les coupe quand elle est en ville, c'est plus pratique pour passer les portes)
-Lui faire sa tenue habituelle. Crotte quoi, les donzelles sur les peintures de Cranach ont toujours ces jolies robes de velour et d'or, peu importe qui elles sont (personnage biblique, princesse, marchande>on s'en fout, robe de velour), alors ma mercenaire psychopathe pas féminine du tout pouvait bien avoir une robe aussi... Non?

Et en plus, l'épée et le bandeau sur les yeux la font ressembler à une Justice. C'est marrant, parce qu'elle est chaotique mauvaise, assassin, déteste la loi, la justice et tout ce qui s'ensuit.
wywancranach

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19 juillet 2008

Guild Wars: Machins

Bidules...
aubedesign
narrycerise

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04 juillet 2008

Baldur's Gate: Xaiio

Voilà le portrait d'une charmante créature que j'aimerais inclure dans un hypothétique mod. Bon, j'sais même pas coder, et je me pencherai sur la question quand j'aurais fini d'écrire les dialogues et le scénario du personnage, donc je ne sais pas si je finirai ça, mais en tout cas voilà Xaiio, une demi-orque sorcière en bottes roses, qui se maquille et qui n'aime pas le stéréotype "moi être barbare" des demi-orques.
xaiio_copier

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29 juin 2008

Aube

Un petit portrait d'Aube, encore un de mes personnages, chevalier névrosé au sens du bien et de la justice assez personnel.
aubesmile_copier

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25 juin 2008

Mechadrake 5.0

mechadrake5

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Orange fatale

Un dessin avec du orange orange, c'est pas une erreur de scanner. Wywan encore.
wywanorange

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24 juin 2008

Mass Effect: Tali'Zorah Nar Rayya

Mon personnage féminin préféré, donc! Enfin fini. Le background fait assez... Hum, résidu digestif, je ne savais vraiment pas quoi en faire. Je l'ai bidouillé, j'ai galeré, et maintenant, c'est limite si je préfère le personnage seul. En fait non, pas limite: je préfère effectivement Tali seule.
Tali est une quarienne, une race extra-terrestre nomade qui vit dans une flotte de vaisseaux qui a peu de contact avec le monde extérieur. De ce fait, Tali est la seule quarienne qu'on peut rencontrer dans le jeu, et c'est dommage parce qu'elle pète méchamment la classe et j'aurais bien voulu en savoir plus sur son peuple! (On peut peut-être espérer pour Mass Effect 2...)
La seule chose frustrante à son sujet, c'est que comme les quariens vivent coupés du monde extérieur, une fois qu'ils sont dehors de leur flotte, ils doivent tout le temps porter une tenue protectrice pour pas se faire bouffer par les germes, les maladies, tout ça. Donc on voit JAMAIS le visage de Tali, à peine les reflets sur son nez et ses yeux à travers sa visière.
 talizorah_copier

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20 juin 2008

Baldur's Gate

J'ouvre une nouvelle catégorie pour parler de jeux vidéo. Parce que c'est une de mes passions, et comme je suis sur mon blog, je peux vous bassiner autant que je veux avec ce que je veux. D'ailleurs je viens de le faire en vous rappelant ça, non?

Parlons... De Baldur's Gate. Baldur's Gate 2: Shadows of Amn, plus précisément, parce que c'est le chapitre que j'ai préféré, étant aussi le premier auquel j'ai joué. Throne of Bhaal, trop de grosbillisme pour moi. BG1, pas assez justement (même si je ne suis pas allée très loin et que je n'ai pas testé pu Tales of the Sword Coast dessus).
Voilà, Baldur's Gate, j'y ai joué à... Mettons un peu plus d'une dizaine d'années. 11/12 ans. J'y suis restée scotchée un nombre incalculable d'heures, et je crois que c'était mon premier "vrai" jeu vidéo, si on oublie Adibou il y a fort, fort, fort, fort longtemps, les Sims/SimCity, et quelques passages par MechWarrior où ma seule tâche, aux côtés de mon père, le "vrai" joueur, consistait à envoyer des missiles quand il fallait, en appuyant, je me souviens, sur le-bouton-tout-en-haut-du-joystick-en-écrasant-au-passage-les-doigts-de-mon-père. Touchante scène familiale, non?
Enfin bref, Baldur's Gate. Mon père l'avait acheté. Il n'a jamais dépassé le premier chapitre, c'est à dire le petit donjon archi-facile du début, en partie parce qu'c'est un nioube et... En partie, j'avoue, parce que son pécé buggait avec le programme.
Un jour, il me vient l'envie de sortir les jeux de mon père. Achetés, mais jamais finis. Warcraft III et Baldur's Gate 2 dans le lot. Je les ai testés, et, avec plusieurs périodes sur l'un ou sur l'autre, ai finalement préféré à Warcraft (qui est très bien en passant) son poteau qui pourtant côté graphismes payait encore moins de mine.
Mon premier personnage sur BG était une druidesse kitée chamane, qui avait cela de particulier qu'elle était entièrement bleue, soignait comme un pied et se planquait derrière des invocations dès que possible. Avec elle, une équipe complètement idiote composée de jeunes femmes mages ou prêtresses en grande partie(Aerie, Imoen, Nalia,  Jaheira, Viconia et j'sais-plus-qui)... Qui allaient toutes au corps-à-corps en lançant un sort tous les 32 du mois. Ben oui, j'avais un peu de mal à différencier les classes. Les seuls sorts qui me revenaient, c'étaient les invocations. J'en ai vraiment usé, de celles-là! Des invoc' dans tous les sens. Le jeu étant limité à 6 en même temps, sitôt les bestioles faiblardes envoyées ad patres, je reconstituais mon armée et les renvoyais à l'abattoir.
Technique lente. Très lente.
Qui avait pourtant son utilité pour une joueuse aussi nulle que moi. J'ai réussi à vaincre l'insurmontable (pour moi) Bodhi (les joueurs sauront de qui je parle) juste avec des sorts de vision lointaine pour voir le terrain et tout plein d'invocations à envoyer au taquet. Ainsi, aucune de mes donzelles n'aura porté un seul coup ni même un seul sort direct à la peau d'albâtre de la méchante méchante.
Maintenant que j'y repense: Comment j'ai réussi à faire presque tout le jeu comme ça, moi?
Ah, et il y avait le coup de je-pose-des-pièges-partout-là-où-je-sais-que-l'ennemi-va-passer. Encore une technique de lâche. Mais elle avait le mérite, elle, d'être plus efficace plus rapidement.
Mais je suis tombée amoureuse de BG! Pour sa foultitude de quêtes, pour ses personnages "vivants" (même si en pixels franchement ridicules), ce dont je parlerai sûrement... Plus tard.
Parce que là, je suis retombée dedans, après une pause d'environ un an et demi. Alors see you, moi j'vais retourner à mon entropiste chéri et je pondrai sûrement les chroniques-de-ce-que-j'aime-dans-BG-qui-n'intéressent-personne.

14 juin 2008

La Sente

Juste pour signaler la venue d'un blog d'écriture commun à 4 miss et moi, la Sente aux murmures. Le lien se trouve dans mes liens communautaires. Ça ne veut pas dire que je vais cesser toute publication d'écrits ici, juste que j'y suis et que ben c'est très bien, parce que ces demoiselles mes colocataires de blog sont très talentueuses et méritent aussi un coup d'œil.
A vous les studios.

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Partie 1: La fin du voyage, chapitre I: Une frontière

Ici, les cimes s'étendaient à des mètres et des mètres d'altitude, s'entrecroisaient pour dessiner des arabesques improbables déchirant le ciel violacé de la nuit tombante. Ici, une fougère gigantesque, qui aurait pu abriter un nid de dragons, étendait une ombre fraiche sur la mousse séculaire. Là, c'était un bosquet de buissons inconnus, qui semblaient pourpres à la lumière que les minces nuages réfléchissaient. Une racine grisâtre, couverte de champignons, serpentait en crevant la terre et sa mousse luxuriante. Une forêt de géants, dans laquelle l'humain n'était qu'une fourmi cloîtrée, volontairement emmurée dans la pierre, à l'intérieur même des arbres titanesques d'Echovald. Et en face...

La mer étincelait et prenait des airs de gemme gigantesque, parsemée de reflets bleus qui lui donnait une allure de turquoise infinie. Les vagues, figées, se bordaient d'une écume scintillante qui faisait baisser les yeux. Quelques repères anciens, incongrus, se dressaient dans le jade, peut-être ces pieux fossilisés devaient-il autrefois signaler l'emplacement d'une épave à la précieuse cargaison, ou d'un cadavre de baleine figé à jamais dans le vert et l'inertie de sa tombe. Un ancien maëlstrom creusait une petite dépression de deux mètres de rayon dans l'océan mort, et, à l'intérieur de cette spirale gelée, le corps fraichement mutilé d'un "client" achevait de teinter de rouge le vert de la Mer de Jade.

L'Assassin sourit. Elle se trouvait à la limite parfaite. Une plage de sable vitreux, sur laquelle se mourraient pour l'éternité les rouleaux de la dernière marée, et où étaient figés les aiguilles de pierre et les branchages d'un pin juvénile qui n'avait pas résisté aux Vents de jade. Lorsque le regard de l'Assassin revint sur Echovald, ce fut pour toiser d'un air narquois la jeune Kurzick assise sur la racine, qui affichait un air franchement surpris, un sabre court planté dans l'estomac depuis un petit quart-d'heure.
Et la nuit tomba. Non pas veloutée et fraiche, à la manière des crépuscules que les Autres regardaient en amoureux, la main dans la main, mais comme une guillotine, froide, noire, et impossible à arrêter. Une nuit parfaite. L'Assassin s'accroupit et ramasser une poignée de sable, qu'elle amena devant ses yeux. La clarté des grains se reflèta sur deux lacs insondables, rouges et luisant de cruauté. Deux yeux-océans qui cachaient en profondeur des bêtes plus immondes et inquiètantes encore que les Krakens des Luxons. L'Assassin souffla doucement sur le sable, qui retomba sur la plage après un moment de flottement dans les airs rendus oppressants par la nuit-bourreau. L'Assassin n'avait pas peur de la nuit. Aucun Assassin n'a jamais peur du noir. Mais qui savait ce que cachait la nuit? Elle frissona et se releva, pour jeter autour de ses épaules sa cape, ornée de l'épée dorée des Champions Déchus. Ferma les yeux. Joignit les mains en une prière rudimentaire. Sourit en dévoilant des dents trop pointues pour appartenir à une humaine. Et hurla. Hurla! L'Assassin poussait un cri infini, à la fois suraigü et rauque, à la fois voilé et hystérique.

Le beau visage, aux traits qu'on devinait délicats malgrés l'ombre grandissante, était mutilé par la tension, cousu de cicatrices que le cri infini faisait ressortir. Les yeux étaient fermés, mais derrière les paupières fines, on devinait deux lacs agités, furieux, grouillant d'une faune aquatique et sauvage, prête à jaillir pour tuer, d'un seul regard, quiconque interromperait l'Assassin.

Et ainsi figée, Wywan acheva d'appeller. Elle réouvrit les yeux et afficha un rictus douloureusement amer. Puis elle parut redevenir calme et murmura simplement, d'une voix vaguement ironique:
"Je vous ai déçu, je crois...Et maintenant, que dois-je faire?"
La guillotine était en train de tomber, avec une lenteur majestueuse mais implacable. Wywan Enthyl ne l'arrêterait pas, même au nom de son employeur.
La nuit était tiède et douce. Les orbites de l'Assassin s'ouvraient sur deux lacs bleus et limpides, pour qui ne savait pas y voir l'écume rougeâtre qui persistait encore. La haute tour du Temple des Moissons s'élevait derrière Elle. Elle serra sa cape contre elle et reprit sa route.

Posté par Zyl d Aeryel à 09:50 - Récit: L'Hybride - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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